L'accident a été provoqué par la rupture de l'un des joints d'un des deux propulseurs à poudre accolés au réservoir principal d'hydrogène. Il avait souffert de conditions climatiques particulièrement froides au cours de la nuit précédant le tir. Les joints en question, développés par une compagnie américaine Morton Thiokol située au nord des États-Unis, n'avaient pas été testés en conditions de grand froid. Les concepteurs considéraient que le lieu de tir, la Floride, bénéficiait d'un climat toujours ensoleillé. Le fait est qu'un phénomène météorologique touchant assez fréquemment la Floride avait fait descendre la température bien en dessous du point de congélation au cours de la nuit précédant le tir.Les ingénieurs de Morton Thiokol avaient néanmoins de sérieux doutes sur la capacité de résistance du joint au froid, à cause notamment d'incidents remarqués au cours de certains vols précédents. Mais le joint n'ayant pas été formellement testé puisque la question du froid ne s'était même pas posée, ils furent incapables de prouver la faiblesse de cette pièce au directeur de tir.Une simple intuition n'avait pas sa place dans la rationalité des très complexes procédures de prise de décision de la NASA. L'enquête révèlera également que les ingénieurs de sécurité de la NASA estimaient les probabilités d'accident de l'ensemble du dispositif à environ 1 % alors que les directeurs de tirs, prenant la décision finale, tablaient des probabilités mille fois inférieures. Dans ces deux contextes, l'information concernant la solidité du joint ne prenait pas la même ampleur. Les directeurs de tirs décidèrent donc de passer outre et d'effectuer le tir. Funeste décision qui coûta la vie à sept astronautes.
lundi 10 décembre 2007
Challenge
L'accident a été provoqué par la rupture de l'un des joints d'un des deux propulseurs à poudre accolés au réservoir principal d'hydrogène. Il avait souffert de conditions climatiques particulièrement froides au cours de la nuit précédant le tir. Les joints en question, développés par une compagnie américaine Morton Thiokol située au nord des États-Unis, n'avaient pas été testés en conditions de grand froid. Les concepteurs considéraient que le lieu de tir, la Floride, bénéficiait d'un climat toujours ensoleillé. Le fait est qu'un phénomène météorologique touchant assez fréquemment la Floride avait fait descendre la température bien en dessous du point de congélation au cours de la nuit précédant le tir.Les ingénieurs de Morton Thiokol avaient néanmoins de sérieux doutes sur la capacité de résistance du joint au froid, à cause notamment d'incidents remarqués au cours de certains vols précédents. Mais le joint n'ayant pas été formellement testé puisque la question du froid ne s'était même pas posée, ils furent incapables de prouver la faiblesse de cette pièce au directeur de tir.Une simple intuition n'avait pas sa place dans la rationalité des très complexes procédures de prise de décision de la NASA. L'enquête révèlera également que les ingénieurs de sécurité de la NASA estimaient les probabilités d'accident de l'ensemble du dispositif à environ 1 % alors que les directeurs de tirs, prenant la décision finale, tablaient des probabilités mille fois inférieures. Dans ces deux contextes, l'information concernant la solidité du joint ne prenait pas la même ampleur. Les directeurs de tirs décidèrent donc de passer outre et d'effectuer le tir. Funeste décision qui coûta la vie à sept astronautes.
mercredi 28 novembre 2007
Boutique
Une proposition de modernisation autrement branchée : Bootic. Mais c’est déjà pris.
vendredi 23 novembre 2007
(être) Charrette

À noter : la forme grammaticale exotique qu'on peut, conformément aux règles de l'heuristique, décliner à l'envi : être mobylette, être autobus, etc.
J'ajoute que la charrette chronique et ostensible a sans doute à voir avec une certaine forme de désordre et de mauvaise foi...
dimanche 18 novembre 2007
Billes
Au sens « managérial », les billes n’ont rien à voir avec les jeux d’enfants ou les roulements (à billes).
Le mot désigne des éléments, des informations : « Tu as des billes pour le dossier Machin » ?
L’intérêt des billes managériales est leur multiplicabilité : j’ai beau filer des billes à Pierre ou Paul (si je suis de bonne humeur), il m’en reste toujours autant ; ce qui est proprement biblique.
Un autre intérêt consiste probablement en la dédramatisation, futilisation même des rapports au travail ; après tout, les billes servent à jouer non ? Alors on est copains, tout ceci n’est qu’un jeu — rien de grave ne pourra arriver (chiiiildren…).

À noter enfin : chez Rabelais (notamment) billes signifie testicules (cf. Erotica Verba).
